Ligature : une vis, deux vis ou système automatique ?

La ligature est une petite pièce de la clarinette, mais son rôle est essentiel : maintenir l’anche contre le bec tout en lui permettant de vibrer dans de bonnes conditions.

Lorsqu’on choisit une ligature, plusieurs systèmes existent :

  • ligatures traditionnelles à deux vis ;
  • ligatures à une seule vis ;
  • ligatures inversées ;
  • ligatures métalliques ;
  • ligatures textiles ou composites ;
  • systèmes à cordons ou bandes ;
  • et désormais des systèmes conçus pour faciliter et automatiser une partie du positionnement de l’anche.

Une question revient donc fréquemment :

Faut-il choisir une ligature à une vis, à deux vis ou un système automatique ?

Mais derrière cette question s’en cache une autre, sans doute plus importante :

comment l’anche est-elle positionnée avant le serrage ?

Car une ligature ne sert pas uniquement à serrer.

Avant même de serrer, il faut réussir à placer précisément l’anche sur le bec.

Et c’est justement sur cette étape qu’apparaissent des différences importantes entre une ligature traditionnelle et un système comme Easy Lig.


À quoi sert réellement une ligature de clarinette ?

La fonction première d’une ligature est simple :

maintenir l’anche contre la table du bec.

Lorsque le clarinettiste souffle, la partie supérieure et affinée de l’anche doit pouvoir vibrer.

La partie inférieure doit, elle, rester correctement maintenue contre le bec.

Une bonne ligature doit donc permettre :

  • un maintien stable de l’anche ;
  • un serrage adapté ;
  • une installation simple ;
  • une bonne répartition de la pression ;
  • une position stable pendant le jeu ;
  • un montage reproductible.

Mais avant cela, il existe une étape essentielle :

l’anche doit être correctement positionnée.


Le positionnement de l’anche comporte deux réglages différents

Pour bien comprendre les différences entre les systèmes de ligature, il est utile de distinguer deux réglages.

Le réglage latéral

Il s’agit du centrage de l’anche de gauche à droite sur le bec.

L’anche doit être alignée avec les deux rails latéraux du bec.

Si elle est décalée vers la droite ou vers la gauche, sa position n’est plus symétrique.

Le réglage vertical

Il correspond à la hauteur de l’anche par rapport à l’extrémité du bec.

La pointe de l’anche doit généralement arriver quasiment au niveau de celle du bec, selon le réglage recherché par le musicien.

Ces deux réglages ne présentent pas les mêmes difficultés.

Et c’est particulièrement important lorsque l’on compare les différentes ligatures.


Avec une ligature traditionnelle, le centrage latéral reste manuel

Qu’il s’agisse d’une ligature à une vis ou à deux vis, la méthode traditionnelle consiste généralement à commencer par poser directement l’anche sur le bec.

Le musicien doit ensuite régler manuellement :

  • sa hauteur ;
  • son centrage gauche/droite ;
  • son alignement.

Il doit observer les côtés du bec puis déplacer très légèrement l’anche avec les doigts jusqu’à obtenir la position souhaitée.

Ce réglage peut sembler très simple.

Pourtant, il demande beaucoup de précision.


Pourquoi le réglage latéral est-il délicat ?

Une anche de clarinette ne mesure que quelques millimètres de largeur au niveau de sa partie vibrante.

Un déplacement très faible suffit donc à modifier son centrage.

Le musicien doit comparer visuellement :

  • le côté gauche ;
  • le côté droit ;
  • les rails du bec ;
  • la pointe.

Il déplace ensuite l’anche manuellement.

Un peu à gauche.

Puis peut-être légèrement à droite.

Puis il vérifie à nouveau.

Ce geste devient naturel avec l’expérience, mais il reste entièrement dépendant de l’œil et de la précision de la main du clarinettiste.


Le réglage manuel est-il parfaitement reproductible ?

C’est difficile.

Même un musicien expérimenté peut replacer son anche très légèrement différemment d’un montage à l’autre.

Un jour elle peut être parfaitement centrée.

Le lendemain, quelques dixièmes de millimètre plus à droite.

Puis légèrement plus à gauche lors du changement suivant.

Ces différences peuvent être minuscules, mais elles signifient que le réglage dépend à chaque fois :

  • de l’observation du musicien ;
  • de son geste ;
  • de la lumière ;
  • de la rapidité avec laquelle il prépare son instrument.

Le montage traditionnel est donc essentiellement reproductible grâce à l’habileté du musicien, et non grâce à un guidage mécanique du centrage.


L’anche peut également bouger pendant l’installation de la ligature

C’est une autre difficulté.

Vous pouvez parfaitement centrer votre anche.

Puis vous installez la ligature.

Elle touche légèrement l’anche.

L’anche bouge.

Vous commencez à serrer.

Elle bouge encore.

Il faut alors vérifier de nouveau son positionnement.

C’est particulièrement fréquent chez les débutants.

La difficulté n’est donc pas seulement :

bien positionner l’anche.

Il faut également :

conserver ce positionnement pendant toute l’installation de la ligature.


La ligature traditionnelle à deux vis

La ligature métallique à deux vis est l’un des systèmes les plus classiques.

Son principe est éprouvé :

  1. l’anche est posée sur le bec ;
  2. elle est positionnée manuellement ;
  3. la ligature est installée ;
  4. les deux vis sont progressivement serrées.

Ce système est utilisé depuis très longtemps et fonctionne parfaitement lorsqu’il est correctement maîtrisé.


Quels sont les avantages d’une ligature à deux vis ?

Elle présente plusieurs avantages :

  • fonctionnement simple ;
  • système bien connu ;
  • très large diffusion ;
  • coût souvent raisonnable ;
  • deux points de serrage ;
  • grande familiarité pour les professeurs et clarinettistes.

Un musicien expérimenté sait généralement installer très rapidement ce type de ligature.


Quelles sont ses contraintes ?

La principale difficulté n’est pas nécessairement liée aux deux vis elles-mêmes.

Elle provient de la succession des opérations :

  1. positionner l’anche verticalement ;
  2. la centrer latéralement ;
  3. la maintenir ;
  4. faire passer la ligature ;
  5. vérifier que l’anche n’a pas bougé ;
  6. corriger éventuellement sa position ;
  7. serrer la première vis ;
  8. serrer la seconde ;
  9. contrôler à nouveau.

Le système fonctionne très bien.

Mais il demande plusieurs gestes précis successifs.


Deux vis permettent-elles un meilleur positionnement de l’anche ?

Pas nécessairement.

Les deux vis permettent d’agir sur le serrage.

Elles ne réalisent pas automatiquement le centrage de l’anche.

Le positionnement latéral reste effectué par le musicien avant ou pendant le serrage.

Autrement dit :

Deux vis permettent deux points de serrage, mais elles ne constituent pas un système de centrage de l’anche.


La ligature traditionnelle à une vis

Les ligatures à une vis ont notamment été développées pour simplifier le serrage.

Une seule vis agit sur la structure de la ligature.

Cela permet souvent :

  • une installation plus rapide ;
  • moins de manipulations lors du serrage ;
  • un changement d’anche simplifié.

Selon les modèles, la vis peut être située devant, derrière ou sur le côté du bec.


Une seule vis résout-elle le problème du centrage ?

Non, pas nécessairement.

Elle simplifie principalement le serrage.

Dans la majorité des systèmes traditionnels à une vis, la méthode reste :

  1. poser l’anche sur le bec ;
  2. régler manuellement sa hauteur ;
  3. régler manuellement son centrage latéral ;
  4. maintenir sa position ;
  5. installer la ligature ;
  6. serrer.

Le musicien n'a certes qu'une seule vis à manipuler.

Mais le positionnement de l’anche reste généralement manuel.


Une vis contre deux vis : le véritable gain

La différence entre une et deux vis se situe donc essentiellement dans :

  • le nombre de manipulations ;
  • la vitesse de serrage ;
  • la conception de la répartition de pression ;
  • l’ergonomie générale.

Mais dans les deux cas, la précision du centrage latéral dépend généralement du musicien.

C’est un point important lorsqu’on compare ces systèmes à Easy Lig.

Pour comparer l’ensemble des critères au-delà du nombre de vis, consultez notre guide Comment choisir sa ligature de clarinette ?


Le nombre de vis influence-t-il le son ?

Il serait trop simpliste de dire :

une vis = tel son

ou :

deux vis = meilleur son.

Le comportement d’une ligature dépend de nombreux paramètres :

  • matériau ;
  • masse ;
  • rigidité ;
  • géométrie ;
  • surface en contact avec l’anche ;
  • répartition de la pression ;
  • position sur le bec ;
  • serrage.

Et surtout, la sensation dépend de l’ensemble :

bec + anche + ligature + musicien.

Deux ligatures possédant une seule vis peuvent se comporter très différemment.

Il en va de même pour deux modèles à deux vis.


Le serrage reste important

Quel que soit le système utilisé, une ligature doit être suffisamment serrée pour empêcher l’anche de se déplacer.

Mais il est généralement inutile de serrer excessivement.

Le principe est :

maintenir correctement sans transformer la ligature en étau.

Une ligature trop lâche laisse l’anche bouger.

Une ligature excessivement serrée peut modifier les sensations et imposer des contraintes inutiles.


Mais avant le serrage vient le positionnement

C’est probablement le point le plus souvent oublié.

Avant de se demander :

une vis ou deux vis ?

il faut d’abord réussir à obtenir :

  • le bon centrage gauche/droite ;
  • la bonne hauteur ;
  • puis maintenir ces réglages jusqu’au serrage.

C’est précisément sur cette phase qu’Easy Lig introduit une approche différente.


Easy Lig : une troisième approche

Easy Lig ne consiste pas simplement à remplacer deux vis par une seule.

Le système modifie l’ordre dans lequel l’anche et la ligature sont assemblées.

Avec une ligature traditionnelle :

anche sur le bec → positionnement manuel → ligature → nouveau contrôle → serrage

Avec Easy Lig :

anche dans Easy Lig → centrage latéral guidé → ensemble Easy Lig + anche sur le bec → réglage vertical → serrage

Cette différence est essentielle.


L’anche est d’abord installée dans Easy Lig

La première opération consiste à placer l’anche dans la ligature Easy Lig avant même de mettre l’ensemble sur le bec.

Le système est conçu pour recevoir et guider l’anche.

Cette étape apporte deux bénéfices immédiats :

l’anche est sécurisée dans la ligature

et

son positionnement latéral est déterminé par la géométrie du système.

Le clarinettiste ne doit donc plus chercher manuellement son centrage gauche/droite sur le bec à chaque montage.

La réduction des manipulations est également importante pour éviter de casser ses anches de clarinette


Le centrage latéral devient automatique

C’est l’une des différences fondamentales avec une ligature traditionnelle.

Avec une ligature à une ou deux vis, le clarinettiste regarde le bec et règle manuellement la position latérale de l’anche.

Avec Easy Lig, la conception de la ligature guide l’anche dans sa position latérale.

Le musicien n’a donc plus à réaliser à chaque montage :

« un peu à gauche »

« un peu à droite »

« encore légèrement à gauche ».

Le centrage est apporté directement par le système.

Pour comprendre précisément ce réglage, consultez notre guide sur le positionnement de l’anche de clarinette


Un centrage surtout reproductible

C’est probablement encore plus important que la facilité du premier montage.

Lorsqu’un réglage dépend exclusivement de la main et de l’œil du musicien, une petite variation peut apparaître d’un jour à l’autre.

Avec Easy Lig, l’anche reprend sa position latérale guidée par le système.

Le résultat est donc hautement reproductible d’un montage à l’autre.

Cette reproductibilité constitue un véritable intérêt pratique.

Le musicien ne recherche plus à chaque séance le même centrage latéral.

Le système lui fournit directement ce repère.


Une variable en moins à régler

Le positionnement d’une anche traditionnelle comprend principalement :

gauche/droite + haut/bas.

Avec Easy Lig, le centrage latéral étant pris en charge par le système, il reste essentiellement au musicien à régler :

la hauteur de l’ensemble par rapport à la pointe du bec.

Autrement dit :

le réglage latéral est guidé et reproductible ; le réglage vertical reste volontairement accessible au musicien.

Cette distinction est particulièrement intéressante.


Pourquoi conserver le réglage vertical ?

Le réglage vertical peut varier légèrement selon :

  • le bec ;
  • l’anche ;
  • les habitudes du musicien ;
  • la sensation recherchée.

Il est donc logique que le clarinettiste conserve la possibilité de positionner l’ensemble légèrement plus haut ou plus bas avant serrage.

Easy Lig automatise ainsi ce qui doit être reproductible — le centrage latéral — tout en conservant au musicien la possibilité d’effectuer son réglage vertical.


Une fois l’anche installée, on ne la touche pratiquement plus

C’est un autre avantage majeur.

Après insertion de l’anche dans Easy Lig, le clarinettiste ne manipule pratiquement plus directement l’anche.

Il prend :

l’ensemble Easy Lig + anche.

Puis il positionne cet ensemble sur le bec.

Si la hauteur doit être modifiée, il ne pousse pas directement l’anche avec ses doigts.

Il déplace l’ensemble ligature + anche.

Cela simplifie considérablement le geste.


Positionner la ligature plutôt que l’anche

C’est une manière très simple de résumer le principe.

Montage traditionnel

On positionne l’anche.

On essaye de la maintenir.

Puis on ajoute la ligature.

Easy Lig

On installe l’anche dans Easy Lig.

Puis on positionne l’ensemble sur le bec.

Le musicien manipule donc principalement un élément solide — la ligature — plutôt que la pointe très fine d’une anche.


Une différence importante pour la sécurité de l’anche

Avec une ligature traditionnelle, une anche correctement positionnée peut être :

  • déplacée par la ligature ;
  • touchée pendant l’installation ;
  • repositionnée avec les doigts ;
  • accidentellement accrochée.

Avec Easy Lig, une fois l’anche installée dans son logement, ces manipulations sont considérablement réduites.

Cela apporte :

  • davantage de sécurité ;
  • moins de contacts autour de la pointe ;
  • un risque de casse très fortement réduit pendant le montage ;
  • davantage de sérénité.

Easy Lig n’est donc pas simplement une ligature à une vis

C’est important.

Si l’on classe Easy Lig simplement dans la catégorie :

« ligatures à une vis »

on passe à côté de son innovation principale.

La vis n’intervient qu’à la dernière étape.

L’innovation réside avant tout dans :

  • l’installation préalable de l’anche dans la ligature ;
  • son guidage latéral ;
  • la reproductibilité de ce centrage ;
  • la manipulation de l’ensemble plutôt que de l’anche ;
  • puis le réglage vertical et le serrage.

Comparaison détaillée : une vis, deux vis ou Easy Lig

Critère Ligature traditionnelle à 2 vis Ligature traditionnelle à 1 vis Easy Lig
Nombre de vis 2 1 1
Position de l’anche avant montage de la ligature Directement sur le bec Directement sur le bec dans la majorité des systèmes Dans Easy Lig
Réglage latéral gauche/droite Manuel Manuel Guidé automatiquement par le système
Précision du centrage latéral Dépend de l’œil et du geste du musicien Dépend de l’œil et du geste du musicien Déterminée par la conception Easy Lig
Reproductibilité du centrage latéral Variable selon le montage Variable selon le montage Très élevée et reproductible d’un montage à l’autre
Besoin de toucher l’anche pour corriger le centrage Oui, généralement Oui, généralement Non après installation dans Easy Lig
Réglage vertical haut/bas Manuel Manuel Manuel, en déplaçant l’ensemble Easy Lig + anche
Nombre de paramètres de position restant à régler sur le bec Latéral + vertical Latéral + vertical Principalement vertical
Risque de déplacement latéral pendant l’installation Possible Possible Très fortement réduit
Anche libre pendant l’installation de la ligature Oui Généralement oui Non
Manipulation directe de l’anche pendant le montage Importante Importante à modérée Très faible après insertion
Passage de la ligature autour d’une anche déjà sur le bec Oui Généralement oui Non
Risque d’accrochage de la pointe par la ligature Possible Possible selon conception Très fortement réduit
Serrage Deux réglages Un réglage Un réglage
Facilité de montage pour un débutant Demande de nombreux gestes simultanés Serrage simplifié mais centrage manuel Montage et centrage latéral simplifiés
Rapidité de changement d’anche Moyenne Bonne Très bonne
Confort de montage Dépend de l’habitude Bon Très élevé grâce à la sécurisation préalable de l’anche
Reproductibilité globale du montage Dépend fortement du musicien Dépend fortement du musicien Centrage latéral reproductible + réglage vertical conservé

Pourquoi cette reproductibilité peut-elle être intéressante pour le musicien ?

Imaginez un montage traditionnel.

Lundi, l’anche est légèrement à gauche.

Mardi, parfaitement centrée.

Mercredi, légèrement à droite.

Ces différences sont parfois minimes, mais une variable a changé.

Le musicien peut alors avoir l’impression :

  • que l’anche répond différemment ;
  • qu’elle paraît plus résistante ;
  • que l’émission est légèrement différente.

Avec un centrage latéral reproductible, cette variable disparaît en grande partie.

Le musicien repart d’un positionnement latéral identique ou très proche à chaque montage.

Il peut alors se concentrer sur :

  • son réglage vertical ;
  • son souffle ;
  • son embouchure ;
  • la musique.

Cela signifie-t-il que l’on ne contrôle plus le positionnement ?

Non.

Le clarinettiste conserve évidemment la possibilité de regarder son montage et de vérifier l’alignement.

La différence est qu’il n’a plus besoin de créer manuellement le centrage latéral à chaque fois.

Le système lui apporte ce repère.

Il lui reste essentiellement à régler la hauteur avant serrage.


Un intérêt particulièrement important pour un débutant

Pour un jeune élève, retirer un réglage difficile du processus change beaucoup de choses.

Avec une ligature traditionnelle, l’élève doit simultanément :

  • centrer l’anche ;
  • régler sa hauteur ;
  • la maintenir ;
  • installer la ligature ;
  • empêcher l’anche de bouger ;
  • serrer.

Avec Easy Lig :

  1. il place l’anche dans Easy Lig ;
  2. le centrage latéral est guidé ;
  3. il prend l’ensemble ;
  4. il le place sur le bec ;
  5. il règle la hauteur ;
  6. il serre.

La préparation devient beaucoup plus séquentielle.


Un intérêt également pour le professeur

L’enseignant connaît bien les corrections répétées :

« ton anche est à droite »

« un peu plus à gauche »

« attention, elle a encore bougé »

« ne touche pas la pointe »

« remets-la au centre ».

Avec Easy Lig, le centrage latéral est pris en charge par la conception du système.

Le professeur peut donc concentrer son explication sur :

  • la hauteur ;
  • l’état de l’anche ;
  • l’embouchure ;
  • le souffle ;
  • et surtout le travail musical.

Et pour le clarinettiste amateur ?

L’amateur sait généralement positionner une anche.

L’intérêt se déplace donc vers :

  • la rapidité ;
  • le confort ;
  • la reproductibilité ;
  • la diminution des manipulations.

Il n’est plus nécessaire de rechercher minutieusement le centrage gauche/droite à chaque changement d’anche.

Cette simplification devient appréciable lors d’une répétition ou lorsqu’il faut remplacer rapidement une anche.


Et pour un clarinettiste expérimenté ?

Un musicien confirmé est parfaitement capable d’obtenir manuellement un excellent centrage.

Easy Lig ne vient donc pas compenser un manque de savoir-faire.

Elle apporte plutôt une ergonomie différente :

  • une étape de réglage en moins ;
  • un centrage reproductible ;
  • un changement rapide d’anche ;
  • moins de manipulations de la pointe ;
  • un montage plus confortable.

Même lorsque l’on sait parfaitement réaliser un geste manuellement, il peut être agréable qu’un système le rende automatiquement reproductible.


Le système automatique garantit-il un meilleur son ?

Non.

Il faut rester précis.

Easy Lig ne transforme pas automatiquement :

  • une mauvaise anche en bonne anche ;
  • une anche trop forte en anche adaptée ;
  • une mauvaise embouchure ;
  • un mauvais souffle.

La qualité du son dépend de nombreux facteurs.

En revanche, Easy Lig permet de stabiliser une variable du montage : le centrage latéral de l’anche.

Un montage plus reproductible permet au musicien de retrouver des conditions de départ plus constantes.

C’est différent de promettre automatiquement un « meilleur son ».


Une vis, deux vis ou Easy Lig : où se situe réellement la différence ?

On pourrait résumer ainsi.

Deux vis

Le musicien réalise manuellement :

centrage latéral + hauteur + maintien + installation + deux serrages.

Une vis traditionnelle

Le musicien réalise manuellement :

centrage latéral + hauteur + maintien + installation + un serrage.

Easy Lig

Le système prend en charge :

installation de l’anche dans la ligature + guidage du centrage latéral.

Le musicien réalise ensuite principalement :

positionnement vertical de l’ensemble + un serrage.

Cette comparaison permet de mieux comprendre pourquoi Easy Lig ne doit pas être considérée comme une simple variante de ligature à une vis.


Le confort d’utilisation est-il vraiment important ?

Oui.

Une ligature est manipulée chaque fois que le clarinettiste :

  • monte son instrument ;
  • change d’anche ;
  • compare deux anches ;
  • démonte son matériel.

Un système qui évite une partie des gestes délicats peut donc apporter un confort réel au quotidien.

Ce confort est particulièrement sensible lorsqu’il permet simultanément :

  • de réduire les manipulations ;
  • de sécuriser l’anche ;
  • de rendre le montage reproductible.

La simplicité empêche-t-elle l’apprentissage ?

Non.

Utiliser Easy Lig ne dispense pas d’apprendre :

  • ce qu’est une anche ;
  • pourquoi elle doit être centrée ;
  • comment régler sa hauteur ;
  • comment la protéger ;
  • comment l’humidifier ;
  • comment reconnaître une anche abîmée.

Le clarinettiste comprend toujours le fonctionnement de son matériel.

Le système facilite simplement la réalisation mécanique d’un réglage répétitif.


Quel système choisir ?

Il n’existe pas une seule réponse.

Une ligature à deux vis peut parfaitement convenir si :

  • vous aimez les systèmes traditionnels ;
  • vous maîtrisez parfaitement le montage manuel ;
  • vous appréciez les deux points de serrage ;
  • le positionnement de l’anche ne vous pose aucune difficulté.

Une ligature traditionnelle à une vis peut être intéressante si :

  • vous souhaitez simplifier le serrage ;
  • vous voulez changer rapidement d’anche ;
  • vous souhaitez conserver la méthode traditionnelle de positionnement.

Easy Lig devient particulièrement intéressante si vous recherchez :

  • un centrage latéral guidé automatiquement ;
  • un centrage reproductible d’un montage à l’autre ;
  • moins de manipulations directes de l’anche ;
  • un risque de casse réduit pendant l’installation ;
  • un réglage simplifié ;
  • un changement d’anche rapide ;
  • davantage de confort ;
  • davantage d’autonomie pour un jeune clarinettiste.

La véritable innovation : supprimer une variable du montage

C’est probablement la meilleure façon de résumer le principe Easy Lig.

Avec une ligature traditionnelle, le musicien doit reproduire à chaque montage deux réglages :

latéral + vertical.

Avec Easy Lig :

le centrage latéral est guidé par le système.

Il reste essentiellement :

le réglage vertical.

Une partie du positionnement n’est donc plus laissée à l’appréciation du musicien à chaque montage.

Elle devient mécaniquement reproductible.


En résumé

Le choix entre une ligature à une vis, deux vis ou un système automatique ne devrait pas être résumé au simple nombre de vis.

Les ligatures traditionnelles à une ou deux vis fonctionnent très bien mais reposent généralement sur la même méthode :

l’anche est posée directement sur le bec puis réglée manuellement en hauteur et latéralement avant d’être maintenue par la ligature.

Le centrage gauche/droite dépend donc de la précision du musicien et doit être reproduit à chaque montage.

Avec Easy Lig, la logique change.

L’anche est d’abord installée dans la ligature.

La conception du système assure alors son guidage et son centrage latéral.

Une fois l’anche en place :

le clarinettiste ne manipule pratiquement plus directement l’anche.

Il positionne l’ensemble Easy Lig + anche sur le bec.

Le centrage latéral étant déjà déterminé, il lui reste essentiellement à régler la position verticale, puis à serrer la vis.

Cette approche apporte :

  • un centrage latéral automatique ;
  • une excellente reproductibilité du positionnement latéral ;
  • une variable de réglage en moins ;
  • moins de manipulations directes de l’anche ;
  • un risque de casse très fortement réduit pendant le montage ;
  • davantage de confort ;
  • davantage de rapidité ;
  • une préparation plus simple pour les débutants ;
  • une utilisation également pratique pour les clarinettistes expérimentés.

Easy Lig n’est donc pas simplement une ligature à une vis.

Son innovation consiste surtout à modifier la manière dont l’anche est prise en charge :

on ne positionne plus une anche libre avant d’installer la ligature ; on installe l’anche dans Easy Lig, puis on positionne l’ensemble.

Et surtout :

le centrage latéral n’est plus à rechercher manuellement à chaque montage : il devient guidé et reproductible.

Il ne reste essentiellement au clarinettiste qu’à choisir son réglage vertical avant de serrer.

C’est cette combinaison entre précision, reproductibilité, sécurité et simplicité qui distingue véritablement le principe Easy Lig d’une ligature traditionnelle à une ou deux vis.

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